posté le 15/12/10

Billy Wilder (1906-2002)

 


 

 

Billy Wilder

 

 

 

      Réalisateur, producteur et scénariste américain. De son vrai nom Samuel Wilder, il est né à Sucha (Pologne), le 22 juin 1906.

      Il travaille pour un journal viennois, où il est chargé d'articles sur le sport, de faits-divers, et commence également à rédiger des critiques sur les spectacles, notamment le cinéma.

En 1926, il s'établit à Berlin où il survit un temps en jouant les danseurs mondains à l'hôtel Eden, tout en commençant à écrire des récits et des ébauches d'histoires.

Il collabore à un journal allemand local, Berliner Zeitung am Mittag, puis un tabloïd pour lesquels rédige des articles mais aussi des nouvelles ou des romans-feuilleton à succès, généralement policiers ou burlesques.

Ses enquêtes le mettent en contact avec des milieux et des personnages variés, diversité que l'on retrouve plus tard dans ses films.

 

 

 


 

   

      C'est l'époque du cinéma muet. Il travaille, souvent comme "nègre", pour des scénaristes à succès ; il collabore avec d'autres professionnels du cinéma, notamment Fred Zinnemann et Robert Siodmak. Le succès d'une de ces œuvres, "Les Hommes le dimanche" (Menschen am Sonntag, 1930), lui vaut de signer un contrat avec la Universum Fillm AG en 1929.

 

 

 


 

 

      Son frère, Wilhelm, s'est installé aux Etats-Unis dans le courant des années 1920. L'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir le contraint à son tour à l'exil.

Il séjourne d'abord à Paris où il fréquente un milieu d'expatriés allemands comme Franz Waxmann, Friedrich Hollender ou Peter Lorre.

Il réalise un film avec une jeune débutante, Danielle Darrieux et Pierre Mingand : "Mauvaise graine" (1934).

Joe May, un metteur en scène allemand emporte un de ses scénario à Hollywood ;

ayant réussit à le placer, il contacte Wilder et lui demande de le rejoindre.

Celui-ci obtient un visa de touriste et s'embarque pour les Etats-Unis

où la perspective d'une guerre le présuade de s'établir.

 

 

 

 "Mauvaise graine"

 

 

      Il sait à peine parler l'anglais, langue qu'il assimilera néanmoins rapidement.

Il écrit beaucoup, notamment des nouvelles en allemands traduites en anglais qu'il réussit à vendre notamment aux studios de cinéma.

Grâce à cette activité et à ses contacts (dont Peter Lorre avec qui il partage un temps un appartement) il réussit à percer à Hollywood  et signe un contrat avec la Paramount. Il travaille cinq jours et demi par semaine, rédigeant des scénarios originaux ou retravaillant ceux des autres scénaristes.

En 1938, il entame avec Charles Brackett un partenariat prolifique qui

débouchera sur plusieurs classiques de la comédie américaine, dont

 

 

 

   " La huitième femme de Barbe-bleue" 
(Bluebeard's Eighth Wife, 1938) 
 
et
 

 

   "Ninotchka" (1939)

 
 
d'Ernst Lubitsch, autre immigré allemand qu'il considèrera toute sa vie comme son
"seul Dieu". Lorsque la Paramount fait appel à Gary Cooper pour donner la réplique à Ingrid Bergman dans "Pour qui sonne le glas",
 
 
 

 

  "Pour qui sonne le glas"
 
 
Wilder et Brackett servent de monnaie d'échange et se retrouvent au service du producteur Samuel Goldwyn. Ils écrivent alors le scénario de
 
 

 

  "Boule de Feu" (Ball of Fire, 1941)
 
 
et son remake
 
 

 

  "Si bémol et Fa dièse" (A Song Is Born, 1948)
 
 
d'Howard Hawks. Wilder retourne ensuite travailler pour Paramount.
Son rêve est de passer à la mise en scène.

      Avec sa double casquette de réalisateur et de scénariste, il met en scène un troisième film écrit avec Raymond Chandler : "Assurance sur la mort" (Double indemnity, 1944), adapté de James M. Cain, qui est sa première grande réussite et un modèle du film noir.

 

 

 

  "Assurance sur la mort"

 

 

      A partir de 1942, Charles Brackett produit plusieurs de ses films :

 

 

 

  "Les cinq secrets du désert"  (Five Graves to Cairo, 1943),

 

 

 

  "Le poison" (The lost Week end, 1945),

 

 

récompensé par 4 Oscars dont meilleur film, meilleur réalisateur

et meilleur scénario adapté, qui traite de l'alcoolisme et

 

 

 

  "Boulevard du crépuscule" (Sunset Boulevard, 1950,

 

 

Oscar du meilleur scénario original), après quoi le partenariat prend fin et Wilder devient dès lors producteur de la plupart de ses œuvres.

      Dès lors les films de Wilder deviennent plus caustiques et cyniques ; il tourne notamment

 

 

 

  "Le gouffre aux chimères"

(Ace in the Hole ou The Big Carnival, 1951),

 

 

son film préféré, ainsi que de très belles comédies telles que

 

 

 

  "Certains l'aiment chaud"(Some like it hot, 1959)

 

 

et

 

 

 

  "La garçonnière" (The apartment, 1960),

 

 

pour lequel il remporte les Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original.

      Il dirige également Marilyn Monroe dans

"Sept ans de réflexion" (The Seven Year Itch,  1955)

et dans "Certains l'aiment chaud" où elle a pour partenaires Jack Lemmon

(qu'il fera jouer dans sept films en 12 ans) et Tony Curtis. Billy Wilder tourne ses derniers films en Europe, comme Alfred Hitchcock, et prend sa retraite en 1981

 

 

 

  "Sept ans de réflexion"

 

 

Il décède le 27 mars 2002

 

 

 


 

 

 

Citations                                                                                

 

"Tournons quelques scènes hors sujet. Je voudrais gagner l’Oscar du meilleur film étranger."

 

"Bien sûr, il faut de la subtilité ; mais veillez à ce qu’elle soit évidente."

 

 

filmographie en tant que réalisateur                                                     

 

"Death mills" (1945)

 

 

 

  "Uniformes et jupons courts"
(The major and the minor, 1942)

 

 

"La valse de l'empereur" (The emperor Waltz, 1947) 

  

 

"La scandaleuse de Berlin" (A foreign affair, 1948) 

 

 

  "Stalag 17" (1953) 

 

 

  "Sabrina" (1954)

  

 

  "Ariane" (Love in the afternoon, 1957)

  

 

  "L'odyssée de Charles Lindbergh
(The spirit of Saint Louis, 1957)

  

 

  "Témoin à charge" (Witness for the Prosecution, 1958)

 

 

"Un, deux, trois" (One, two, three, 1961)

  

 

  "Irma la douce" (1963)

  

 

  "Embrasse-moi, idiot" (Kiss me, stupid, 1964)

  

 

  "La grande combine" (The fortune cookie, 1966)

  

 

  "La vie privée de Sherlock Holmes"
(The private life of Sherlock Holmes, 1970)

  

 

  "Aventi!" (1972)

  

 

"Speciale première" (The front page, 1974)

 

 

  "Fedora" (1978)

  

 

  "Buddy Buddy" (1981)

  

 


 
 
 
 

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