posté le 15/12/10

Bette Davis (1908-1989)

 


 

 

La Reine d'Hollywood

 

 

 

      Ruth Elizabeth Davis est née le 5 avril 1908  à Lowell , Massachussetts, Etats-Unis, est une actrice américaine.

      Alternativement appelée "reine d'Hollywood", "reine des Studios Warner" et "Première Dame du grand écran américain", Bette Davis a longtemps détenu le record du plus grand nombre de nominations aux Oscars en tant que meilleure actrice (10 fois).

Remarquée au théâtre par un dénicheur de talents d'Universal Pictures, studio de cinéma hollywoodien, elle y tourne son premier film, Bad Sister (de Hobart Henley 1931). Carl Laemml   directeur de la firme Universal, s’écria en voyant ce film interprété par Bette Davis : "Comment peut-on tourner un film dans lequel un homme en voit de toutes les couleurs et le terminer en cadrant sur un tel visage ?".

 

 

"Bad sister"

 

 

      Après quelques rôles insignifiants dans d’autres studios, elle décide de rentrer à New York pour revenir au Théâtre. C’est alors que George Arliss, grand acteur populaire de la Warner à l’époque, lui propose un premier rôle, dans le film "L'homme qui jouait à être Dieu" (The Man who played God de John G. Adolfi , 1932). Arliss écrira dans son autobiographie "Je ne m’attendais qu’à une modeste prestation, mais ce petit rôle se transforma en une création vivante, profonde… comme une lueur illuminant un texte banal et lui communiquant émotion et passion. C’était un talent qui ne pouvait rester longtemps dans l’ombre".

      Suite à ce film, Les frères Warner,  lui font signer un contrat de sept ans. L’actrice devra lutter quotidiennement pour obtenir de bons rôles dans une firme spécialisée dans les films de gangsters et qui privilégie essentiellement les personnages masculins.

Bette Davis n’arrête plus de tourner, on la voit dans vingt-cinq films en quatre ans, notamment avec Spencer Tracy dans

 

 

   "Vingt mille ans sous les verrous"

(20 000 Years in Sing Sing de Michael Curtiz , 1933)

 

 

et avec James Cagney dans

 

 

"Jimmy the Gent"(de Michael Curtiz,1935).

 

 

      En 1934, Bette Davis harcèle la Warner, pour obtenir le rôle de Mildred Rogers dans "L'emprise". (Of Human Bondage de John Cromwell, 1934) Bette obtint un grand succès critique mais le film fut un échec commercial.

 

 

  "L'emprise"

 

 

      Elle fait ensuite une autre composition remarquée de garce dans "Ville frontière(Bordertown de Archie Mayo, 1935) ,

 

 

  "Ville frontière"

 

 

avant d’être consacrée dans "L'intruse" (Dangerous de Alfred E. Green, 1936) pour lequel elle décroche son premier Oscar de la meilleure actrice .

 

 

  "L'intruse"

 

 

      Insatisfaite de ses Bette claque la porte de la Warner et quitte Hollywood pour Londres où on lui propose deux films. Un procès s’engage alors entre elle et la Warner. Elle le perd mais n’est pas complètement perdante car, la Warner lui confiera des scénarios de meilleure qualité.

      Son retour à Hollywood se fera dans l’excellent film "Femmes marquées" (Marked Woman de Lloyd Bacon, 1937).

 

 

 

 

      Elle entame ainsi un nouveau départ à la Warner qui lui propose une série de films dont les scénarios sont écrits tout spécialement pour elle. Suivront :

 

 

  "Le dernier combat"

(Kid Galahad de Michael Curtiz, 1937) ,

 

 

  "Une certaine femme"
(That certain woman d'Edmund Goulding , 1937),

 

 

   "L'aventure de minuit"  (It's love I am after d'Archie Mayo, 1937) .

 

 

      Après lui avoir soumis le rôle de Scarlett O'Hara d’"Autant en emporte le vent" elle le refuse, ne voulant pas se retrouver aux cotés d’Errol Flynn qu’elle juge trop médiocre pour le rôle de Rhett Butler.

      Jack Warner lui propose alors "L'insoumise" (Jezebel de William Wyler, 1938), film qui ressemble étrangement à Autant en emporte le vent. Avec un personnage taillé sur mesure, la star va faire une composition des plus remarquables dans ce somptueux mélodrame dirigé de façon magistrale par Wyler.

 

 

  "L'insoumise"

 

 

       Le film connaît un énorme succès. Elle reçoit un deuxième Oscar. La suite est des plus glorieuse, vient l’ère des grands mélodrames où l’actrice va donner le meilleur d’elle-même.

      Le ton est donné avec le bouleversant drame "Victoire sur la nuit" (Dark Victory de Edmund Goulding, 1939), elle est nommée pour la troisième fois aux Oscars.

 

 

  "Victoire sur la nuit"

 

 

Viennent ensuite deux films historiques,

 

 

  "Juarez"
(de William Dieterle, 1939)

 

et

 

 

  "La vie privée d'Elizabeth d'Angleterre" 

(The Private Lives of Elizabeth and Essex de Michael Curtiz, 1939),

 

 

et d’autres mélos comme

 

 

 

  "La vieille fille" (The Old maid d' Edmund Goulding, 1939)
 
 
 
"L'étrangère"
(All this and heaven too d'Anatole Litvak, 1940),
 
 

      "Le grand mensonge" (The Great lie d'Edmund Goulding, 1941)qui lui donnent la

place enviée de l’une des dix vedettes d’Hollywood en tête du box office...

      Le sommet de cette période est sa collaboration avec William Wyler qui sera des plus réussi, après L'Insoumise elle s’illustre dans les rôles de garces dans "La lettre"(The Letter de William Wyler, 1940),

 

 

  "La lettre"

 

 

elle incarne une meurtrière et dans "La vipère" (The Little Foxes de William Wyler, 1941), elle interprète une femme monstrueuse, cupide et manipulatrice ce qui la consacre actrice populaire et reine de la Warner.

 

 

 

  "La vipère"

 

 

      Un film parachèvera cette période, modèle du genre, "Une femme cherche son destin"  (Now Voyager de Irving Rapper, 1942) qui lui vaudra sa sixième nomination.

 

 


 

 

      Elle aura encore une septième nomination pour "Femme aimée est toujours jolie (Mr. Skeffington de Vincent Sherman, 1944).

 

 


 

 

      Après quelques films mineurs, Bette Davis tourne son dernier film à la Warner "La garce"  (Beyond the Forest de King Vidor, 1949).

 

 


 

 

      On lui propose un rôle magnifique: celui de Margo Channing dans ce qui est sans doute le film le plus brillant de sa carrière : "Eve" (All about Eve de Joseph L. Mankiewicz , 1950).  Bette Davis donnera une interprétation inoubliable, unanimement saluée par la critique et couronnée par une pluie de récompenses dont le prix d'interprétation à Cannes. Après son immense succès en salles, Eve reçoit bientôt quatorze nominations pour les Oscars en 1950.

 

 

  "Eve"

 

 

      Malgré un tel sommet, la carrière de Bette s’effrite au fil des ans et il lui faudra attendre les années soixante pour connaître un renouveau.

      En 1961, deux films viendront redorer son blason. Frank Capra, tout d’abord, lui offre "Milliardaire pour un jour" (Pocketful of Miracles, 1961) où elle est drôle, émouvante, grandiose en vieille clocharde au temps de la prohibition

 

 

  "Milliardaire pour un jour"

 

 

et surtout "Qu'est-il arrivé à Baby Jane?" (What Ever Happened to Baby Jane? de Robert Aldrich, 1962) où elle compose, aux côtés d’un autre monstre sacré de la grande époque Joan Crawford, un personnage grand-guignolesque qui lui vaudront un succès retentissant dans le monde entier. Elle est nommée une dixième et dernière fois aux Oscars.

 

 

  "Qu'est-il arrivé à Baby Jane?"

 

"Mère de trois enfants âgés de 10, 11 et 15 ans, divorcée, de nationalité américaine, 30 ans d’expérience dans le domaine cinématographique, encore alerte et plus aimable que ne le prétend la rumeur publique, cherche emploi stable à Hollywood. Connaît Broadway. Bette Davis. Références à l’appui."

 

      C’est cette annonce que l’actrice fait paraître, par manque de travail, dans un hebdomadaire en septembre 1962.

       Suite à ce message, Jack Warner la contacte pour tourner "La mort frappe trois fois"   (Dead Ringer de Paul Henreid, 1964).

 

 

  "La mort frappe trois fois"

 

 

      Elle fera un deuxième film avec Aldrich "Chut... Chut, chère Charlotte" (Hush... Hush, Sweet Charlotte, 1964) dans la même veine du précédent.

 

 

  "Chut...Chut, Charlotte"

 

 

      Elle sera encore admirable dans "L'argent de la vieille" (Lo Scopone Scientifico, 1972) de Luigi Comencini et dans "Les baleines du mois d'août" (The Whales of Augustde Lindsay Anderson, 1987).

 

 

  "L'argent de la vieille"

 

      La fin de sa carrière sera moins brillante, elle tourne dans beaucoup de films mineurs mais fait de nombreuses incursions au théâtre et à la télévision.

 

 Elle décède le 6 octobre 1989  à  Neuilly-sur-Seine en France.

 

 

Films

 

"Le pont de Waterloo" (Waterloo Bridge de James Whale, 1931)

"Mon grand" (So big, de William Wellman, 1932)

"Les pirates de la mode" (Fashions of 1934 de William Dieterle, 1934)

"Femme d'intérieur" (Housewife de Alfred E. Green, 1934)

"Une femme dans la rue" (The Girl from 10th avenue de Alfred E. Green, 1935)

"Sixième édition" (Front page woman de Michael Curtiz, 1935)

"Agent spécial" (Special agent de William Keighley, 1935)

"Satan met a lady"  (de William Dieterle, 1936)

"La flèche d'or" (The Golden arrow de Alfred E. Green, 1936)

"Nuits de bal" (The Sisters d'Anatole Litvak,1938)

"Shining victory" (d'Irving Rapper, 1941)

"Fiancée contre remboursement" (The Bride Came C.O.D. de William Keighley, 1941)

 "L'homme qui vint dîner" (The man who came to dinner de William Keighley, 1942)

"Veille sur le Rhin" (Watch on the Rhine de Herman Shumlin, 1943)

"La voleuse" (A Stolen Life de Curtis Bernhardt , 1946)

"Rencontre d'hiver" (Winter meeting de Bretaigne Windust, 1948)

"Jezebel" (Another Man's Poison d'Irving Rapper, 1951)

"Au coeur de la tempête" (Storm center de Daniel Taradash, 1956)

"L'ennui" (The Empty canvas de Damiano Damiani, 1964)

"Rivalités" (When love has gone de Edward Dmytryk, 1964)

"La nurse" (The Nanny de Seth Holt, 1965)

"L'anniversaire" (The Anniversary de Roy Baker, 1968)

"Appartements communicants"(Connecting rooms de Franklin Golling, 1969)

 

 

  "Hell' House" (de Howard Higgins, 1932)

  

  "Ombres vers le sud"

(Cabin in the cotton de Michael Curtiz, 1932)

 

  Une allumette pour trois"

(Three on a Match de Mervyn LeRoy, 1932)
 

  "La forêt pétrifée"

(The Petrified Forest de Archie Mayo, 1936)
 

 

  "In this our life"  (de John Huston, 1942)

  

  "Remerciez votre bonne étoile"

(Thank your lucky stars de David Butler, 1943)

 

  "L'impossible amour"

(Old Acquaintance de Vincent Sherman, 1943)

 

 

  "Hollywood canteen"
(Hollywood Canteen de Delmer Daves, 1944)

 

  "Le blé est vert"

(The Corn is green d'Irving Rapper, 1945)
   

  "Jalousie" (Déception d'Irving Rapper, 1946)


  "La mariée du dimanche"

(June bride de Bretaigne Windust, 1948)

 

  "L'ambitieuse"

(Payment on demand de Curtis Bernhardt, 1951)
 

 

  "Appel d'un inconnu"

(Phone call from a stranger de Jean Negulesco, 1952)

 

 

  "La star" (The Star de Stuart Heisler, 1952)

 

 

  "Le seigneur de l'aventure

(The Virgin Queen d'Henry Koster, 1955)

 

  "Le repas de noces"

(The Catered affair de Richard Brooks, 1956)

 

 

  "John Paul Jones,  maître des mers 

(John Paul Jones de John Farrow, 1959)

 

  "Le bouc émissaire"

(The Scapegoat de Robert Hamer, 1959)
 

 

   "Bunny O'Hare" (de Gerd Oswald, 1968)
   

 

   "Trauma"
(Burnt Offerings de Dan Curtis, 1976)

 

  "Mort sur le Nil"

(Death on the Nile de John Guillermin, 1978)

  

  "Les yeux de la forêt"

(Watcher in the woods de John Hough, 1980)

  

  "Ma belle-mère est une sorcière"

( Wicked Stepmother de Larry Cohen, 1989)
 
 
Commentaires
 

1. Coconuts  le 18-03-2009 à 23:33:44  (ton film)

 

tu lui fais un joli article  Clin doeil
douce soirée
gros bisous

 

 

 


 
 
 
 

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