Jane Russell (née Ernestine Jane Geraldine Russell,
le 21 juin 1921 à Bemidji dans le Minnesota, est une actrice américaine.
En 1940, Jane Russell signe un contrat de sept ans avec le
millionnaire Howard Hughes et fait ses grands débuts dans "Le
banni" (The Outlaw). Bien que le film soit tourné en
1941, il n'est diffusé que deux ans plus tard, pour un public
limité, en raison de la censure qui trouvait sa poitrine un peu trop
avantageusement filmée. Le film est enfin autorisé pour le grand
public en 1946. À ce moment-là, l'actrice tournant des publicités,
devient célèbre.
Aux côtés de Lana Turner et Rita Hayworth, Jane Russell affirme de mieux en mieux son style sensuel, profitant de ses mensurations avantageuses. Malgré les railleries venant de la radio, des comédiens, dont Bob Hope qui la présente comme "the two and only Jane Russell", ses photos assombries sur fond de botte de foin, sa jeunesse, sa sensualité, sa poitrine, ses corsages et sa beauté, en font une des pin-ups favorites auprès des soldats américains lors de la Seconde Guerre mondiale.
Elle ne tourne pas d'autre film jusqu'en 1946, où elle joue Joan
Kenwood dans "L'esclave du souvenir" (Young Widow)
pour la RKO Pictures. Bien que ses premiers films ne soient pas d'une
grande aide pour montrer son jeu d'actrice, ils aident à orienter sa
carrière vers l'élégance, souvent cynique, avec une attitude
toutefois familière.
Elle joue avec talent de nombreux rôles, dont Calamity Jane aux côtés de Bob Hope dans "Visage pâle" (The Pale face, 1948) et avec Mike Delroy dans "Le fils de visage pâle" (Son of Paleface, 1952) : le tout, sous contrat avec la Paramount Pictures.
Jane Russell est au sommet de sa carrière comique avec le rôle
de Dorothy Shaw dans "Les hommes préfèrent les blondes"
(1953) avec Marilyn Monroe, à la 20th Century Fox,
probablement son meilleur rôle. Le film eut et a toujours un énorme
succès et la révéla comme actrice de talent.
Elle apparut dans deux films aux côtés de Robert Mitchum : "Fini de rire" (His kind of woman) (1951) et "Le Paradis des mauvais garçons" (Macao) (1952). D'autres grandes stars furent à ses côtés : Frank Sinatra et Groucho Marx dans la comédie "Une veine de..." (Double dynamite) (1951) ; Victore Mature dans "Scandale à Las Vegas" (The Las vegas story) (1952) ; Jeff Chandler dans "La muraille d'or" (Foxfire) (1955) ; Clark Gable dans "Les implacables" (The Tall man) (1955).
La production d'Howard Hughes, "French Line" (The
french line) (1954) montre Jane Russell pour l'une des dernières
fois dans un maillot de bain une pièce, avec une coupe toutefois
stratégique, dont elle tire avantage en exécutant un numéro
provocateur, intitulé Lookin' for trouble.
Avec son premier mari, Bob Waterfield, ils fondent Russ-Field productions en 1955. Ils produisent "Les hommes épousent les brunes" (Gentlemen marry brunettes, 1955), "Le roi et quatre reines" (The King and Four Queens, 1956) avec Clark Gable et Eleanor Parker, "Run for the sun" (1956) et "The fuzzy pink nightgown" (1957).
Ses apparitions dans "Les hommes épousent les brunes"
et dans le drame "Bungalow pour femmes" (The Revolt of
Mamie Stover) (1956) mettent en valeur son jeu d'actrice.
Cependant suite à "Kidnapping en dentelles" (The Fuzzy
pink night gown, 1957) qui ne tient pas le haut de l'affiche,
elle n'apparaît plus à l'écran pendant sept ans.
Dans le film "Fate is the hunter" (1964), elle joue son propre rôle. Seuls quatre autres films suivent.
Elle décède le 28 février 2011 à Santa Maria en Californie.