posté le 19/02/11

Jean Harlow (1911-1937)

 

 

 

 

Jean Harlow, de son vrai nom Harlean Carpenter,

naît le 3 mars 1911 à Kansas City dans le Missouri.

 

 


Ayant interrompu ses études, rêvassant sans cesse en se promenant en ville,

elle fréquente des restaurants et des cinémas.

Elle n'a jamais pris de cours de comédie, mais elle sent qu'elle possède

un certain sex-appeal lorsqu'elle marche notamment dans la rue,

toutes les têtes se retournent. Elle songe à faire de la figuration.


Harlean change son nom en Jean et utilise le nom de famille de sa mère, Harlow.

Elle passe quelques auditions, et son physique hors du commun

lui permet de trouver très rapidement des rôles.

Elle joue pour des comédies de Christiy, de Hal Roach,

puis dans Monan of the Marines, avec Richard Dix.

Elle décroche aussi un petit rôle dans "The saturday night kid".

 

 

 

 

 


Elle fait quelques apparitions dans plusieurs films des Laurel et Hardy,

dont "Son Altesse royale"(Double whoopee, 1929de Lewis R. Foster,

où elle sort d'un taxi et Laurel coince sa robe dans la portière en la fermant.

( Elle s'en va vêtue juste d'une chemise noire. )

 

 

  "Son Altesse royale"

 

 


Ce sont Laurel et Hardy qui fontdécouvrir Jean à un certain Arthur Landau cherchant

une actrice pour Howard Hughes qui cherche une actrice

pour remplacer Greta Nissen, une actrice de muet, à l'accent suédois

trop prononcé, pour le film "Les anges de l'enfer" (Hell's Angels,1930).

En effet, le cinéma parlant prend la place du cinéma muet.

Ainsi, beaucoup d'actrices et d'acteurs tombent dans l'oubli du jour

au lendemain à cause de leur voix qui ne plaisent pas aux réalisateurs

ou qui ne conviennent pas pour les rôles.

 

 

 

  "Les anges de l'enfer"

 


Les critiques sur le jeu de Jean Harlow ne sont pas bonnes

dans ce film d'aviation qui se déroule pendant la première guerre mondiale,

mais on ne tarit pas d'éloges sur sa plastique.

Un chroniqueur du magazine Variety écrit :

" Le degré de talent manifesté par Jean Harlow n'a guère d'importance,

les garçons ne manqueront pas de mener grand tapage à propos de cette fille

qui est la créature la plus sensuelle apparue à l'écran depuis un certain temps.

Elle jouera toujours le même rôle, mais il n'est personne qui, possédant

ce qu'elle possède, soit jamais mort de faim! "

Le film est un triomphe et Jean Harlow devient une star.

Elle obtient son premier rôle à la MGM dans "Tribunal secret"

(The SecretSix, 1931) de George W. Hill, avec Wallace Beery et Clark Gable.

 

 

  "Tribunal secret"

 

 

Elle tourne ensuite "L'ennemi public" (The Public Enemy,1931)

de WilliamWellman,

 

 

  "L'ennemi public"

 

puis enchaîne avec "L'homme de fer" (IronMan de Tod Browning, 1931)
auprès de Lew Ayres. Les critiques sont une fois de plus mauvaises.
Variety écrit: " On ne peut pas qualifier JeanHarlow de bonne comédienne.
Elle se montre tristement suffisante, mais contribuera probablement
au succès du film auprès du public masculin, grâce à la profondeur de ses décolletés et
à la minceur de ses parures".
Le journal renchérit lors de la sortie de "Tribunal secret" :
"Miss Harlow devrait faire quelque chose en ce qui concerne sa voix..."

 

 

  "L'homme de fer"

 

 

Cependant, Jean Harlow est très aimée du public, les hommes sont amoureux d'elle quand ils la voient à l'écran et les femmes copient son look,

la Fox l'engage pour jouer dans "Goldie"(1931) de Benjamin Stoloff,

la Columbia pour "Three wise girls" (1932) de William Beaudine et

"la blonde platine" (Platinum Blonde,1931) de Frank Capra.

Elle devient une des actrices les mieux payées.

 

 

  "La blonde platine"

 

 

Pour "La belle de Saigon"(Red Dust, 1932) de Victor Fleming,

le jeu de Harlow est pour la première fois complimenté.

 

 

  "La belle de Saigon"

 

 

L'année suivante, elle tourne avec Clark Gable "Dans tes bras"

(Hold Your Man,1933) de Sam Wood.

Là  encore, on salue la performance de Harlow.

Elle est au sommet de sa carrière.

 

 

  "Dans tes bras"

 

George Cukor la dirige dans "Les invités de huit heures"

(Dinner at Eight, 1933).

 

 

  "Les invités de huit heures"

 

En 1935 elle joue dans "Imprudente jeunesse" (Reckless)

de Victor Fleming , avec William Powell.

Le film est un échec commercial.

 

 

  "Imprudente jeunesse"

 

Elle tourne ensuite dans "La malle de Singapour" (China Seas,1935)

de Tay Garnett avec Spencer Tracy qui a beaucoup de succès.

Dans ce film on fit teindre Jean en un blond moins claire.

 

 

  "La malle de Singapour"

 

 

Ses rôles, toujours à mi-chemin entre le comique et le tragique lui permettent d'exprimer les facettes de son talent. Jean devient en effet

une comédienne reconnue, même si son physique est son plus grand atout.


À l’époque, l’emploi d’une actrice blonde pour jouer des rôles à

connotation sensuelle constitue une rupture radicale avecles habitudes

des studios qui confiaient généralement aux brunes le soin de jouer

les "bombes sexuelles" à l’écran.

Jean Harlow fut la première actrice blonde à jouer les "femmes fatales".

C’est à partir des personnages qu'elle incarna durant sa courte carrière

qu’est né le mythe érotique moderne —le culte — de la femme blonde

dont Marilyn Monroe deviendra l'archétype.

 

 


 

 

 

Jean Harlow suscita une mode des cheveux blond platine chez les jeunes américaines, qui décolorèrent leurs cheveux avec du peroxyde vendu dans les pharmacies. C'est surtout la première fois que le cinéma est à l'origine d'une mode chez les jeunes spectatrices. Sa notoriété rapide et spectaculaire lui vaut d'être la première actrice de cinéma à faire la couverture du magazine Life en mai 1937, un mois avant sa disparition.



En 1936, elle tourne trois films. "Sa femme et sa secrétaire"

(Wife versus Secretary) de Clarence Brown, avec Clark Gable,

 

 

  "Sa femme et sa secrétaire"

 

et "Suzy" de George Fitzmaurice avec Cary Grant.

Ces deux films sont des échecs au box office.

Le public trouvait que Jean n'était pas employée

dans ces rôles qui ne lui convenaient pas.

 

 

 

 

En revanche, "Une fine mouche" (Libeled Lady, 1936)

de Jack Conway avec William Powell et Myrna Loy, est un succès.

 

 

  "Une fine mouche"

 

 

Jean Harlow est morte de ne pas s'être soignée.

Le 4 janvier1937, Jean est sur le point de terminer "Valet de coeur"

(Personal Property) de W.S. Van Dyke.

Elle tombe malade,contracte la grippe et doit rester au lit

jusqu'à la fin du mois de mars.

 

 

  "Valet de coeur"

 


Peu après les premiers symptômes de la maladie qui va l'emporter apparaissent.

Elle refuse de se soigner malgré les conseils des médecins.

L'infection rénale dont elle souffre maintenant provoque

des ravages de plus en plus importants sur sa santé.

La douleur est telle qu'elle doit s'absenter du plateau toutes les dix minutes.

Un soir, elle s'évanouit dans les bras de Clark Gable.

Cette fois, elle accepte de se faire soigner par les médecins.

Mais sa mère, qui depuis longtemps exerce une tutelle tyrannique,

empreinte de fanatisme religieux, refuse de lui prodiguer les soins nécessaires. Arthur

Landau et les médecins l'enlèvent de force, pour la faire hospitaliser. Malheureusement,

il est trop tard et le 7 juin 1937, Jean Harlow décède,

malgré des soins dequalité, d'une crise d'urémie.

Pour parvenir à boucler letournage, on fait appel à une doublure, filmée de dos.

Ses obsèques resteront parmi les plus grandioses de l'histoire du cinéma.

Sa dépouille est placée dans un grand sarcophage drapé develours noir.

Elle n'avait que 26 ans.



Le Time écrira :

" Elle fut la première incarnation américaine du sex appeal."

Louis B. Mayer dira :

" Elle était la fille la plus belle et la plus gentille que j'ai connu."

Dans le New York Herald Tribute, Marguerite Tazeleaar écrira :

"Le dernier film de Jean Harlow, dont la diffusion a débuté hier au Capitol,

m'a laissé une impression de profonde tristesse.

En partie parce que je garde le souvenir de cette actrice jeune et douée

qui est morte prématurément, mais aussi parce que dans ce film,

on pressent sa fin prochaine. D'un bout à l'autre, elle apparait malade

et tente avec courage d'apporter dans son jeu

un peu de vigueur et de sentiment. "Saratoga" (Jack Conway, 1937)

constitue en quelque sorte l'adieu d'une jolie jeune femme

et d'une actrice douée.

Jean Harlow domine ce film, qui est à l'image de son drame intérieur."

 

 

  "Saratoga"

 

 

Citation

 

 

A la première des "anges de l'enfer", au Grauman's Chinese Theatre en 1930, Jean répond aux questions des journalistes:

 

- " Certaines critiques disent que vous n'êtes pas une véritable actrice. " - " Quand on plaît au public, on n'a pas besoin d'être une actrice."

- " Selon vous, pourquoi le public vous aime-t-il ?" - " Les hommes m'aiment parce que je ne porte pas de soutien-gorge. Les femmes m'aiment parce que je n'ai pas l'air d'une fille qui leur volera leurs maris. Enfin, pas pour longtemps.

- " En voleriez-vous un ? " - " Ne croyez-vous pas que ce serait voler quelque chose dans un magasin d'occasion?"

- " Miss Harlow, portez-vous un soutien-gorge aujourd'hui? " - " Voila une question de myope ! "

 

 

Filmographie

 

 

 

Vive la liberté (Liberty de Leo McCarey,1929)
 
 

Une saisie mouvementée

(Bacon Grabbers deLewis R. Foster, 1929)

 

 

La belle de la cité (The beast of the City de Charles Bradin, 1932)

 

 

 La femme aux cheveux rouges
(Red-headedwoman de Jack Conway, 1932)
 
 

  Mademoiselle volcan (Bombshell de VictorFleming, 1933)
 
 

  La belle du Missouri
(The girl from Missouride Jack Conway, 1934)
 
 

  La loi du plus fort
(Riffraff de J. WalterRuben, 1936)

 

 


 

1. Magiemot  le 19-02-2011 à 21:04:15  (ton film)

bonsoir,je n'ai pas réussi à charger vidéo,elle s'arrète à 30%et ne veut plus avancer,pour photos ça a été très dure,beaucoup de temps,voilà,bonne soirée à toi.

 
 
 
 

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