posté le 16/12/10

Fernandel (1903-1971)

 

 

 


 

 

De son vrai nom Fernand Joseph Désiré Contandin, Fernandel,

est un acteur français, né le 8 mai 1903, à Marseille.



C'est au théâtre Chave qu'il débute dans un drame historique:
"Marceau ou les enfants de la révolution" d'Anicet Bourgeois.
Mais c'est sur la scène d'une petite salle du proche quartier de Castellane,
la Scalla que Fernand interprète de manière plutôt gauche mais sans faiblir
"Mlle Rose". C'est le succès : le public explose en ovations.
Mais ces débuts vont devoir s'arrêter brutalement suite
à la mobilisation de son père : Fernand doit trouver du travail.


En attendant, il fréquente de plus en plus assidûment Henriette.

D'ailleurs, lorsqu'il vient voir sa fiancée, Mme Manse l'interpelle par :

"Vé ! Voilà le Fernand d'Elle !". Il prend d'ailleurs ce pseudo pour

apparaître sur la scène de l'Edorado et partage son temps

entre spectacles et travaux alimentaires. 
Sa première chance, il la doit à Louis Valette, le directeur de l'Odéon, qui l'engage en remplacement de la vedette parisienne qui a été conspuée par le public. On retrouve alors le tourlourou Fernandel qui triomphe avec

un répertoire dont Polin et son beau-frère sont les auteurs.

C'est un triomphe auquel assiste, par hasard, le directeur français de la Paramount, Jean Faraud. Celui-ci propose à l'artiste un contrat

pour se produire dans les salles Paramount pour animer les entractes.

Il débute le 19 Mars 1927 à Bordeaux, puis enchaîne avec Toulouse,

Nice, Lille, etc... . Paris le découvre à Bobino en Décembre

pour 12 minutes par représentation !

 

 

 


 

  

 

Ce succès immédiat lui permet de signer un contrat de 19 semaines

pour animer les entractes des cinémas Pathé,

avant de revenir à Bobino en 1929. 
La famille Contandin s'installe à Paris en mars 1930.

Cet "exil" parisien est reconduit puisque Fernand est engagé,

par Henri Varna, pour un an afin d'être l'une des attractions

de sa revue Nu sonore.... 
Véritable triomphe, ce spectacle lance définitivement la carrière

de Fernandel. Ainsi, Marc Allégret lui rend visite dans sa loge

afin de lui proposer un petit rôle

dans "Le blanc et le noir" (Robert Florey, 1930).

 

 

 


 

En attendant le "grand" rôle, Fernandel participe en un an à 14 films,

occupant de façon délirante son emploi du temps : il tourne matin

et après-midi et il chante le soir. Cette période se poursuit après

la dernière du Nu... puisqu'il enchaîne 12 nouveaux films en 1932, dont

 

 

 

   "On purge bébé" (Jean Renoir, 1931),
 

 

 

 "les Gaietés de l'escadron" (Maurice Tourneur, 1932)

 

 

où il retrouve Gabin et 8 en 1933.

Marcel Pagnol le contacte en 1933 pour le personnage de Saturnin

dans "Angèle" (1934). Fernandel demande à Pagnol de décaler

le tournage de quelques mois.

 

 

 


 

 

 

Après l'immense succès du film, son premier rôle dramatique,

Fernandel tournera trois autres films avec Marcel Pagnol : "Regain" (1937),

d'après Jean Giono,

 

 

 

  Regain

 

 

"Le schpountz" (1938) et "La fille du puisatier" (1940).

"C'est à Pagnol, dira Fernandel, que je dois d'avoir pu prouver que

j'étais un vrai comédien."

Après "les Bleus de la Marine" de Maurice Cammage (1934),

premier scénario de Jean Manse,

 

 

 


 

 

 

son beau-frère s'est attaqué à l'écriture d'"Ignace" qui devient

dans un premier temps une opérette créée aux Variétés

avant d'être filmé en 1937 par Pierre Colombier.

 

 

 

  Ignace

 

 

Après

 

 

 

   "François 1er"(1936)

 

 

 et les "Dégourdis de la 11ème" (1937) de Christian-Jaque,

 

 

 


 

 

 

il retrouve son ami Pagnol qui lui offre l'échec de "Regain" (1937)

et le triomphe dans "le Schpountz".

 

 

 

  Le schpountz

 

 

1938 marque la présence dans sa filmographie de 3 prénoms célèbres :

 

 

 

  "Barnabé" (Alexander Esway),

 

 

   "Raphaël le Tatoué" (Christian-Jaque)
 

 

 

et "Ernest le Rebelle" (Christian-Jaque)

 

  

 


 

et s'achève par son sacre d'acteur le plus populaire.

Mobilisé Fernandel est détaché aux côtés de Pagnol

au service cinématographique des Armées : leur but, tourner un film

susceptible de participer au rapprochement franco-italien.

Ce sera "La fille du puisatier" (1940).

 

 

 

  La fille du puisatier

 

 

De retour à la vie civile, la Continentale, de mémoire très trouble,

lui "demande" de jouer et de réaliser "Simplet" (1942)

en collaboration avec Carlo Rim.

 

 

 

  Simplet 

 

Le retour de Fernand dans les salles se fait par l'intermédiaire

d'un bossu dans "Naïs" de Raymond Leboursier (1945)

 

 

 

  Naïs

 

 C'est au cours des représentations de la nouvelle opérette de Manse,

les Chasseurs d'Images, qu'un jeune marseillais, Henri Malakian,

vient le voir dans sa loge pour lui demander un parrainage.

C'est le début d'une amitié et d'un talent, celui d'Henri Verneuil,

avec lequel il tournera

 

 

 

    "le mouton à cinq pattes" (1954)

 

et

 

 

   "La vache et le prisonnier" (1959).

 

 

 Après l'excellente "Armoire Volante" de Carlo Rim (1949),

 

 

 

  L'armoire volante

 

 

il travaille enfin avec Sacha Guitry avec "Tu m'as sauvé la vie"(1950)

où il recueille les seules bonnes critiques du film.

 

 

 


 

   

Quant à "Adhémar ou le jouet de la fatalité" (1951), c'est l'acteur

qui le réalisera car le Maître subit en même temps l'opération

de la dernière chance (dont il sort vainqueur).

 

 

 


 

 

 

Période faste entre toute, car Fernandel participe à "Topaze"

(Marcel Pagnol, 1951) et à "L'auberge rouge" (Claude Autant-Lara - 1951)

avant de devenir Don Camillo sous la houlette de Julien Duvivier.

 

 

 

  Topaze

 

 

Les années qui suivent sont marquées par l'importante collaboration

avec Verneuil (au final 8 films dont 6 entre 1951 et 1954)

et la brouille avec son mentor, Marcel Pagnol.

 

 

 

  L'auberge rouge
 

 

 

Le reste de cette décennie ne laisse pas une grande trace

malgré "Ali Baba et les 40 voleurs" (Jacques Becker, 1954),

 

 

 


 

 

   "Le couturier de ces dames"(Jean Boyer, 1956),

 

 

"Sénéchal le magnifique " (Jean Boyer, 1957)

et "La vache et le prisonnier" (Henri Verneuil, 1959).

 

 

 

  Sénéchal le magnifique

 

 

Si les années 60 débutent bien grâce à "Crésus" de Jean Giono (1960),

Fernandel enchaînent navet sur navet.

 

 

 

  Crésus

 

 

 Lauréat du prix Courteline 1963 de l'humour, il retrouve pour la première

dernière fois le lauréat 1962, Bourvil, dans "La cuisine au beurre"

(Gilles Grangier, 1963). Si le résultat se laisse regarder sans déplaisir,

la rencontre la plus marquante de cette période est celle de Jean Gabin.

 

 

 


 

 

 

Les deux hommes s'entendent très vite et décident de créer

une société de production, la "GAFER" (= GAbin + FERnandel)

chargée dedévelopper des scénarios pour les 2 monstres sacrés:

il en résultera "L'âge ingrat" de Gilles Grangier (1964).

 

 

 


 

 

 

L'acteur accepte de tourner pour Mocky, "La bourse et la vie" (1966),

par amitié pour Bourvil qui tenait le réalisateur en haute estime.

Ce sera une erreur, mais il ne s'en soucie pas.

 

 

 

  La bourse et la vie

 

  Il tourne aussi dans l'adaptation par Denys de la Patellière du roman

de Bernard Clavel, "Le voyage du père" (1966).

"Heureux qui comme Ulysse" (Henri Colpi, 1969)

sera cependant sa dernière apparition cinématographique.

 

 

 

  Heureux qui comme Ulysse

 

 

Fernandel meurt le 26 février 1971 à Paris.

 

 

Filmographie

 

"Un homme sans nom" (Gustav Uschiki, 1932) (pas d'image)

 

 

 

   "Paris béguin" (Augusto Genina, 1931)
 

 

"Coeur de lilas" (Anatole Litvak, 1931)
 

"Le rosier de Madame Husson" (Bernard Deschamp, 1931)
 

 

"Pas de femmes" (Mario Bonnard, 1932)
 

"Le jugement de minuit" (Alexandre Esway, 1932)
 

 

  "Le coq du régiment" (Maurice Cammage, 1933)
 

 

"L'ordonnance" (Victor Tourjansky, 1933)
 

 

  "D'amour et d'eau fraîche"
(Félix Gandéra, 1933)
 

"La garnison amoureuse" (Max de Vaucorbeil, 1933)
 

 

"Adémaï aviateur" (Jean Tarride, 1933)
 

 

"La porteuse de pain" (René Sti, 1933)
 

 

"Nuit de folies" (Maurice Cammage, 1934)
 

"Le chéri de sa concierge"
(Guarino-Glavany, 1934)
 

 

"L'hôtel du libre échange"
(Marc Allégret, 1934)
 

  "Le train de 8 heures 47"
(Henry Wulschleger, 1934)
 

"Le cavalier Lafleur" (Pierre-Jean Ducis, 1934)
 

 

"Ferdinand le noceur" (René Sti, 1935)
 

"Jim la Houlette" (André Berthomieu, 1935)
 

 

  "Les gaités de la finance"
(Jack Forrester, 1935)
 

"Un de la Légion" (Christian-Jaque, 1936)
 

 

"Josette" (Christian-Jaque, 1936)
 

 

"Un carnet de bal" (Julien Duvivier, 1937)
 

"Les rois du sport" (Pierre Colombier, 1937)
 

"Hercule ou l'incorruptible"
(Alexandre Esway, 1938)
 

"Tricoche et Cacolet" (Pierre Colombier, 1938)
 

"Les cinq sous de Lavarède" (Maurice Cammage, 1938)
 

 

  "Berlingot et compagnie"
(Fernand Rivers, 1939)
 

  "Fric-Frac" (Maurice Lehmann, 1939)
 

"L'héritier des Mondésir" (Albert Valentin, 1939)
 

"Monsieur Hector"  (Maurice Cammage, 1940)
 

 

"Un chapeau de paille d'Italie"
(Maurice Cammage, 1940)
 

"La nuit merveilleuse" (Jean-Paul Paulin, 1940)
 

"L'acrobate" (Jean Boyer, 1941)
 

 

"Le club des soupirants" (Maurice Gleize, 1941)
 

"Les petits riens" (Raymond Leboursier, 1941)
 

 

"La bonne étoile" (Jean Boyer, 1942)
 

 

"Ne le criez pas sur les toits"
(Jacques Danier-Norman, 1942)
 

 

"Une vie de chien" (Maurice Cammage, 1943)

 

 

 "La cavalcade des heures" (Yvan Noé, 1943)
 

"Adrien" (Fernandel, 1943)
 

 

"Le mystère Saint-Val"
(René Le Hénaff, 1944)
 

 

"Les gueux au Paradis"
(René Le Hénaff, 1945)
 

"L'aventure de Cabassou" (Gilles Grangier, 1945)
 

 

"Pétrus" (Marc Allégret, 1946)
 

"La parade du rire" (Roger Verdier, 1947)
 

 

"Coeur de coq"  (Maurice Cloche, 1947)
 

 

"Emile l'Africain" (Robert Vernay, 1947)

 

 

   "Si ça peut vous faire plaisir"
(Jacques Daniel-Norman, 1948)
 

 

"L'héroïque Monsieur Boniface"
(Maurice Labro, 1949)
 

"On demande un assassin" (Ernst Neubach, 1949)
 

"Casimir" (Richard Pottier, 1950)
 

"Meurtres" (Richard Pottier, 1950)

 

 

   "Uniformes et grandes manoeuvres"
(René Le Hénaff, 1950)
 

"Boniface somnambule" (Maurice Labro, 1951)
 

 

"Je suis de la revue"
("Botta e riposta" de Mario Soldati, 1951)
 

 

"La table aux crevés"
(Henri Verneuil, 1951)

 

 

  "Le petit monde de Don Camillo" (Julien Duvivier, 1951)
 

"Coiffeur pour dames" (Jean Boyer, 1952)
 

 

"Le fruit défendu" (Henri Verneuil, 1952)
 

"Le boulanger de Valorgue" (Henri Verneuil, 1952)
 

"Le retour de Don Camillo" (Julien Duvivier, 1952)
 

 

"Carnaval"  (Henri Verneuil, 1953)
 

 

"L'ennemi public numéro un"
(Henri Verneuil, 1953)
 

 

"Mam'zelle Nitouche" (Yves Allégret, 1953)
 

"Le printemps, l'automne et l'amour" (Gilles Grangier, 1954)
 

"La grande bagarre de Don Camillo" (Carmine Gallone, 1955)
 

 

"Don Juan"
("El amor de Don Juan", John Berry, 1955)
 

"Sous le ciel de Provence" (Mario Soldati, 1956)
 

"Honoré de Marseille" (Maurice Regamey, 1956)
 

 

"Le tour du monde en 80 jours"
(Michael Anderson, 1956)
 

"L'homme à l'imperméable" (Julien Duvivier, 1956)
 

"A Paris tous les deux" (Paris Holiday, Gerd Oswald, 1957)
 

"Le chômeur de Clochemerle" (Jean Boyer, 1957)
 

 

"La loi, c'est la loi"
(Christian-Jaque, 1957)
 

 

"La vie à deux" (Clément Duhour, 1958)
 

 

"Les vignes du seigneur" (Jean Boyer, 1958)
 

 

"Le confident de ces dames"
(Jean Boyer, 1958)
 

"Le grand chef" (Henri Verneuil, 1959)
 

"Le caïd" (Bernard Borderie, 1960)
 

 

"Cocagne" (Maurice Cloche, 1960)
 
 

"Le jugement dernier"

("Il giudizio universale", Vittorio De Sica, 1961)

 

 

  "Dynamite Jack" (Jean Bastia, 1961)
 

"Don Camillo monseigneur" (Carmine Gallone, 1961)
 

"L'assassin est dans l'annuaire" (Léo Joannon, 1961)
 

 

"Le diable et les dix commandements"
(Julien Duvivier, 1962)
 

 

  "En avant la musique"
(Georges Bianchi, 1962)
 

 

"Le voyage à Biarritz" (Gilles Grangier, 1962)
 

 

"Blague dans le coin" (Maurice Labro, 1963)
 

"Le bon roi Dagobert" (Pierre Chevalier, 1963)
 

"Relaxe-toi chérie" (Jean Boyer, 1964)

 

 "Don Camillo en Russie" (Luigi Comencini, 1965)
 

"L'homme à la Buick" (Gilles Grangier, 1967)
 

 

  "Don Camillo et les contestataires"
(Christian-Jaque, 1970, inachevé)

 

 

Commentaires

 

1. KAFF  le 09-09-2010 à 13:26:17  (ton film)

J'ai revu certains Don Camillo dernièrement, j'avais oublié qu'ils avaient été aussi bien réalisés. Pas trop épuisée après cet article ?

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2. ulaz  le 22-09-2010 à 08:31:36  (ton film)

Article on ne peut plus complet !

 


 

1. Loopy  le 30-12-2010 à 19:13:48

Kikoo

oh mon acteur fetiche mon fernandel depuis que je suis haute comme 3 pommes
j essaye d avoir tous ses films mais dur dur
ok bon j avoue dans un autre genre j aime aussi richard gere ..lol

Bon est bien bonne année et bonne santé
comme on dit

Loopy

Ps oui je transfere petit a petit ma gazette sous d'autres cieux ..

 
 
 
 

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