posté le 28/01/10

Délits flagrants

 

 

 

 

Délits flagrants relate une étape précise dans le parcours judiciaire de personnes interpellées au moment de leur délit. Raymond Depardon filme principalement leur entretien avec le substitut du procureur mais aussi, pour certaines, avec un avocat et/ou une psychologue. Quatorze personnes déférées,  s’expliquent devant des magistrats. Certaines sont accusées d’avoir volé un portefeuille, d’autres de coups et blessures, un Marocain est poursuivi pour escroquerie au bonneteau, un jeune homme de bonne famille se voit reprocher d’avoir "tagué" dans un wagon de métro, puis d’avoir agressé un agent de la RATP. Devant la caméra, le plus souvent fixe, certains reconnaissent les faits, d’autres rusent avec les magistrats, d’autres enfin tentent d’exprimer leur révolte. Les trois substituts mènent les interrogatoires, chacun selon son style.

 

 


Fiche technique

 

 

Réalisateur : DEPARDON Raymond

Photographie : Raymond DEPARDON, Nathalie CREDOU

Montage : Camille COTTE, Roger IKHLEF, Georges-Henri MAUCHANT

Pays : France

Date : 1994

Genre : documentaire

Durée : 105mn

couleur

Interprètes : les substituts BERNARD-REQUIN Michèle, PIETTON Marc et NECCHI Gino de la 8e section, les avocats AOUDAÏ Bruce et SUR Pierre-Olivier

    

 

 

Opinion

 

     

J'ai beaucoup aimé ce documentaire, très intéressant. Sobre et donc efficace.

La 8e section du Parquet de Paris, à laquelle Raymond Depardon s’est adressé, comptait six substituts. Malgré une approche en douceur, tous se sont montrés très intimidés par la demande du cinéaste. "Certains craignaient de ne pas servir un métier qu’ils aimaient énormément, dans ce film", explique-t-il. Seuls trois substituts ont donc accepté de paraître à l’écran : Michèle Bernard-Requin, Marc Pietton et Gino Necchi. Chacun a sa propre conception du rôle qu’il a à jouer devant les "déférés" et porte un regard spécifique sur la justice, ce que montrent bien les réactions et les différentes façons de mener les interrogatoires.

Michèle Bernard-Requin, très attentive à ce que lui expliquent les déférés, cherche à comprendre et à faire comprendre, notamment à ceux qui semblent peu conscients, quelle est leur position.

      Le deuxième substitut, Marc Pietton, paraît plus distancié. Il peut même se montrer franchement ironique face à un menteur dissimulateur.

      Le troisième, Gino Necchi, le patron de la section, est le plus difficile à cerner, pour le spectateur comme, sans doute, pour les déférés qui passent devant lui. Très calme, l’air vaguement las, la voix haut perchée.

      Le cinéaste a obtenu l’assentiment de quatre-vingt-six personnes déférées devant les Flagrants Délits. Après une sélection sévère, il n’en a retenu que quatorze. Les cas les plus graves écartés sur demande du parquet, le cinéaste a voulu éviter les répétitions de cas (trop de voleurs à la tire, trop de voleurs de voiture…). Il désirait aussi rendre compte d’une certaine diversité des origines (pas trop d’immigrés) et des statuts sociaux.

 

 

 

 

 

 
 


 
 
 
 

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